Pour éviter de se laisser aller à la dérive dans un climat de morosité, mieux vaut travailler... L’idée, ne nous trompons pas, n’est pas de travailler plus pour gagner plus: cette promesse là tient difficilement la route de nos jours! Mais travailler pour résister et exister, montrer ses compétences et son talent... Bref, tenir bon car beaucoup le soufflent avec justesse: ceux qui seront encore debout après la crise seront incontestablement ceux vers qui se tournera la demande à la reprise... Le décor “CQFD” étant planté et les ambitions affichées reste maintenant à trouver les bons outils, ceux qui permettent de travailler avec professionnalisme, et si possible en toute légalité.


Nous ne pouvons donc qu’applaudir l’initiative d’Abvent qui, à travers un communiqué de presse,“s’engage à lutter contre le chômage”. L’ambitieux programme dévoilé “alors que les grands ébranlements financiers interpellent gravement les métiers qu’(Abvent) adresse”, repose sur des réductions jusqu’à 58% accordées sur différents logiciels aux architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieurs ou designer dès lors qu’ils se trouvent dans une des 5 situations spécifiques. Outre les jeunes diplômés déjà habitués aux gestes commerciaux d’Abvent (par exemple, les étudiants peuvent bénéficier de logiciels gratuits), sont concernés les demandeurs d’emplois, les auto-entrepreneurs et créateurs d’entreprises et, plus original, les employeurs qui recrutent en CDI! En plus de ces jolies ristournes, Abvent offre sur quelques logiciels des accompagnements et formations spécifiques.

Bravo, même si le geste s’inscrit dans cette même résistance engagée ailleurs par les restaurateurs qui créent des menus low cost “spécial crise” et augmentent ainsi leurs cotes de sympathie, également leurs chiffres d’affaires de 30% à 50%. Alors que, face à la crise, les autres éditeurs de logiciels et constructeurs n’ont proposé jusqu’ici “que” des plans de financement parfois à 0%, double bravo pour Abvent qui, dans ce cas, ne crée pas un produit low cost et fait une réelle concession sur ses marges. Un exemple à suivre?

Xavier Fodor

© Illustration: Abvent

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